mon fils de 7 ans a du mal à écrire

Découvrez la dernière technique que j’ai essayée avec mon fils !

Je vous en parlais dans un autre article, mon fils de 7 ans a du mal à écrire. Quand il est entré au cp, je savais que ce serait difficile car j’observais bien les signes qui montraient qu’il n’était pas prêt : mauvaise coordination, tenue du stylo incorrecte, difficultés et peu d’intérêt pour les activités de graphisme. Bref, le tableau gagnant !

Mais, après plusieurs mois de galère, notamment avec son institutrice qui avait des exigences démesurées par rapport à ses capacités, j’ai testé une technique très efficace pour l’aider à surmonter ses difficultés en écriture. Je vous en parle plus loin. 

Choix de l’outil et du support d’écriture

Tout d’abord, il est important de garder à l’esprit que la plupart des enseignants sont peu ou pas formés à l’apprentissage de l’écriture. Je ne veux en aucun cas leur jeter la pierre. Ce n’est absolument pas de leur faute car il y a une lacune énorme lors du cursus des futurs enseignants. Il n’y a pas ou quasiment pas de cours sur comment enseigner cette discipline. Ces enseignants se retrouvent donc dans les classes sans savoir comment enseigner l’écriture. Ça a d’ailleurs été mon cas. 

Il ne faut donc pas s’étonner de voir fleurir de plus en plus d’enfants qui éprouvent des difficultés graphiques. Cette situation amène les professeurs à tâtonner. Chacun fait comme il peut, selon ce qu’il pense. 

J’ai, pour ma part, observé, complètement dépitée et désespérée mon fils devoir écrire des mots dans de tout petits espaces et se voir critiquer car ses mots étaient illisibles. Le crayon que je lui avais fourni était adapté à sa motricité et à son âge mais pas du tout au format proposé par l’institutrice. Je parle du choix de l’outil et du support à utiliser dans cet article.

Quelle incohérence de demander à un enfant de cp d’écrire petit avec un outil très fin. Cela va totalement à l’encontre de ce qu’il faut faire. Sans compter qu’il n’y a eu, auparavant, aucune explication sur la formation des lettres. On demande à un élève qui débute la lecture, d’écrire des mots qu’il ne connaît pas dans un format qui ne correspond pas à son évolution motrice, cela sans lui avoir appris à former les lettres avant. Au secours ! Dans un autre article, je parle de l’apprentissage de l’écriture cursive. 

Imaginez mon désarroi face à mon fils qui revenait de plus en plus découragé par les remarques négatives. Je lui avais fourni un outil épais pour l’aider mais l’institutrice lui disait que celui-ci écrivait trop gros. Le problème était surtout que l’espace proposé dans les exercices était trop petit pour le cp. 

Bref, je sentais qu’il se retrouvait dans une situation inconfortable et qu’il se décourageait. 

Comment aider un enfant en difficulté d’écriture ? 

L’aide mise en place va dépendre de l’âge de l’enfant. Pour ma part, surtout au début, je préconise de laisser du temps. Il ne faut rien brusquer. L’apprentissage de l’écriture, tout comme la lecture, prend du temps. J’ai donc décidé d’appliquer ce principe et j’ai fait en sorte que mon fils écrive le moins possible. 

Lorsqu’il doit, par exemple, écrire le résultat d’un calcul, je lui propose de me dicter les réponses et je les écris pour lui. Cela nous fait gagner un temps fou et le soulage énormément car écrire des chiffres lui demande un énorme effort. Il faut donc proposer le plus souvent possible de passer par l’oral. De même, lorsqu’on prépare une dictée, on peut proposer à l’enfant de nous dicter les lettres ou d’écrire à l’aide de lettres cursives préimprimées. Faire recopier plusieurs fois les mots à mémoriser représente un effort inutile qui va parasiter la mémorisation de l’orthographe. 

Il est essentiel d’aller vers l’enseignant et de lui faire part des difficultés rencontrées à la maison. Bien souvent, les élèves rentrent très fatigués à la fin des cours. Ils ont dû fournir de gros efforts de concentration et d’inhibition tout au long de la journée : écouter et rester assis pour réaliser les exercices. Il est important d’en tenir compte lors des devoirs. Mon fils ne comprenait pas pourquoi il devait encore travailler après l’école alors qu’il a déjà fait ça toute la journée. Il était tout simplement saturé. Impossible de l’amener à se poser et à se concentrer encore. Vous avez sans doute connu ça aussi avec vos enfants. 

Comment j’ai aidé mon fils de 7 ans qui a du mal à écrire ? 

Ce qui a fonctionné, c’est de lui laisser du temps. Une période de latence est nécessaire. 

On n’apprend pas une nouvelle compétence en une fois, il faudra y revenir plusieurs fois et ensuite, laisser une période de repos pour s’approprier pleinement celui-ci. 

On observe souvent des progrès chez les élèves lorsqu’ils reviennent de vacances. Cela s’explique tout simplement car ils ont pratiqué d’autres activités : leur cerveau a donc pu intégrer le nouvel apprentissage lors de cette période. Pour qu’une nouvelle compétence soit bien acquise, l’idéal est de laisser un moment “creux” où on ne la travaille plus de façon systématique. 

J’ai observé ce phénomène chez mon fils : arrivé au mois de décembre, il était épuisé et n’en pouvait plus. J’ai tout simplement laissé tomber. Je ne lui ai plus rien demandé comme effort. J’ai arrêté les exercices que je lui avais proposés en début d’année. J’observe maintenant des progrès dans son écriture alors que l’on n’a plus rien travaillé. Je tiens à préciser qu’il a été absent de l’école pendant plusieurs mois car il ne supportait plus la pression de l’école. Il n’y a donc vraiment plus eu aucune stimulation.

Cela confirme ce que j’ai pu observer à de nombreuses reprises, l’entraînement est nécessaire jusqu’à un certain point. Ensuite, il faut éviter de surstimuler l’apprenant et lui laisser le temps d’assimiler la nouvelle compétence en arrêtant justement de lui proposer de s’entraîner. 

Ce qui m’amène à conclure sur le fait que lors des vacances, il est préférable de ne pas travailler et de laisser les enfants choisir leurs activités. De même, s’ennuyer est important car cela amène à réfléchir à ce que l’on a envie de faire. Nos enfants sont déjà tellement soumis à un rythme effréné, offrons leur, dès que possible, ce temps de repos qui leur est tellement nécessaire. 

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